• Bondoûr bondoûûûûr ! (oui, je fais très bien l'accent chinois)

    Nous ne nous étalerons point sur mon absence de ces derniers jours semaines  ... mois ? Parce-que j'en ai marre de m'excuser pour mon retard, en fait. Voilà voilà. 

    Ca faisait longtemps que je n'avais pas posté de texte ! J'écris toujours autant, pourtant. Du coup, j'ai pleins de trucs en retard (POUR CHANGER), et je vais essayer de réparer ça. 

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  • Voici une nouvelle écrite dans le cadre d'un webzine. Nous devions écrire sur une fête hivernale, et j'ai essayé de faire un truc original... (quoique ça reste quand même représentatif de ce que je fais d'habitude).

     

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  • Petit machin sans prétention, écrit dans le cadre d'un exercice d'écriture. Il y avait quatre mots à placer: mystère, soleil, livre et piano.


    Oh, Soleil...

    La nuit ondoyait autour d'elle. Ombre, noirceur illuminée par les étoiles qui parsemaient le ciel, la nuit étendait sa longue traîne sur le monde.
    Entourée par les sons nocturnes qui murmuraient à ses oreilles, la jeune-fille contemplait la vallée qui s'étirait à ses pieds, frissonnant au contact du souffle sur sa peau.
    La nuit. Son amie.

    Tandis que le chant des cigales l'enveloppait d'une douce torpeur, la jeune-fille songeait au mystère qui venait d'être levé. Il y avait encore quelques heures, elle ignorait qui il était. Il s'était présenté à elle, lui avait offert des mots, du réconfort, des caresses. Puis il était parti. Lorsqu'elle fermait les yeux, elle voyait encore son visage, aux traits doux, ses longues mains qui avaient semblaient être faites pour frôler les touches d'un piano.
    Il était parti. Son regard au reflet animal qui l'avaient fait tomber dans ses bras n'existait plus, il s'estompait déjà dans son esprit. Le mystère s'était levé, il était parti. Il n'était pas ce qu'il prétendait être. Un menteur. Rien d'autre. Ses mots, ses gestes, ses sourires, tout disparaissait alors. Rien n'était vrai.
    La jeune fille ferma les yeux pour ne pas que ses larmes coulent. Sa gorge se serra.
    Rien n'était vrai. Il s'était joué d'elle comme l'auteur se joue des personnages de son livre, il l'avait manipulée, et devait rire aujourd'hui de sa naïveté. Comme elle avait été jeune...
    Un souffle qui devait être un cri de douleur déchira le silence qui s'était soudainement abattu sur la plaine. Un nom, prononcé avec douleur, incapable de haïr.

    Oh, Soleil...

     


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  • Voici un texte court, écrit à l'occasion d'une battle. Malgré une obligation de placer certains mots, je me suis débrouillée pour écrire sur un sujet qui me tenait déjà à coeur depuis un moment. Bonne lecture!

    Les mots que je devais placer: 

    -Le quai désert de la gare balayé par le vent 

    -Renault 5

    -Manoir 

    -Bibliothèque

    -Gratin dauphinois 

    -Saugrenu

    -Musique 

     

    L'Humiliation


    Profondément enfoncés dans mes oreilles, mes écouteurs déversent dans mon crane cette masse de notes et de sons qui m'empêchent de penser. Tout plutôt que de songer à nouveau à ça. A lui.

    Les yeux fermés, je serre les dents pour ne pas pleurer. Pourquoi les gens sont-ils si cruels? Le quai désert de la gare balayé par le vent m'offre un répit. Bientôt, les lieux seront envahis par ces gens qui m'ont tant haï, qui me rejettent encore aujourd'hui, qui me traitent de monstre. Mais les véritables monstres, ne sont-ce pas eux ?

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  • Voici une nouvelle, écrite dans le cadre d'un défis sur mon forum d'écriture, dont voici l'énoncé: 

    Torture.

    -> Un de vos proches se suicide sous vos yeux, vous ayant préalablement empêché(e) de tout mouvement, du moindre geste pour l'en empêcher. Racontez ce que vous ressentez.

     

    Il n'y a plus d'espoir

    Son souffle rauque montait jusqu'à mes oreilles, et je fus soudainement pris de l'envie fugace d'enfouir ma tête entre mes bras, et d'appuyer mes mains sur mes tempes pour ne plus entendre. Lacérant les lambaux de mes pensées, la même ranguaine effectuait un va et vient incessant. 

     

    Elle va mourir, et tu ne peux rien faire.

     

    Devant moi, le corps de ma femme reposait dans le lit d'hôpital, presque trop fragile pour supporter le poids des couvertures. Son visage, blaffard et cadavérique, n'exprimait qu'un soulagement palpable, ainsi que quelque-chose d'autre, quelque-chose qui me fit frissonner. 

    Elle avait hâte.

     

    Un médecin entra dans la chambre, déposa sans un mot un gobelet en plastique contenant trois comprimés -les choses qui allaient la tuer. 

    La femme que j'aimais saisit les médicaments, et les avala avant de boire un verre d'eau. 

    Croisant mon regard terrorisé, elle eut un faible sourire, et me tendit la main. 

    Sentir sa peau froide contre ma peau ne fit que renforcer ma détresse.

    J'avais envie de pleurer.

    Je n'en peux plus, avait-elle dit. Je n'en peux plus de souffrir, je n'en peux plus de vivre dans la peur, la peur du lendemain...car chaque lendemain est plus douloureux que le précédent...  je veux mourir. 

    C'était son droit, son choix. Elle voulait mourir. Le cancer était trop fort. Il la tuait. 

    Peut-être par fierté, peut-être par peur de se voir dépérir de l'extérieur, elle voulait mettre fin à sa vie. Elle abandonnait. Elle avait trop mal.

     

    Elle me dit "Qu'est-ce-que tu ressens ?" mais je ne sais pas quoi répondre. Je ne peux que fixer son visage émacié, qui n'est plus que l'ombre de lui-même. Seuls ses yeux gardent une étincelle de vie -la dernière. 

    Son visage se brouille, de l'eau coule sur mon visage, et je comprends que je suis en train de pleurer. Sentant un sanglot enfler dans ma poitrine, je serre les dents. Je ne veux pas pleurer. Pas devant elle. Je veux être fort pour l'accompagner, je veux être fort pour ne pas qu'elle soit seule. Mais je sais que c'est faux. C'est elle qui est forte. C'est elle qui n'a pas peur, elle qui affronte la mort en un dernier face à face loyal, elle qui va mourir pour ne pas que le cancer l'emporte. Elle va se sacrifier pour ne pas perdre la bataille.

    Qu'est-ce-que tu ressens ? Je ne sais pas. Seul le vide et les larmes m'emplissent désormais, un vide béant, qui déchire mon coeur et entrecoupe ma respiration. 

     

    Elle va mourir, et tu ne peux rien faire.

     

    C'est vrai, je ne peux rien faire. Elle a signé ce papier, ce foutu papier, qui couvre l'hôpital au cas où je le poursuivrais en justice. Je lui ai promis de n'en rien faire, mais l'hôpital lui, n'a pas confiance. Mais j'ai promis. Parce-que c'est tout ce que je peux lui offrir.

    Qu'est-ce-que tu ressens ? Rien. Rien...

    Elle me sourit tendrement, m'attire vers elle et dit: Viens, viens près de moi. 

    Lentement, je lui obéis, je me glisse sous la couette et elle colle son petit corps contre le mien. Aujourd'hui, je n'éprouve plus de désir. Aujourd'hui, je n'éprouve plus rien. Je suis vide. 

    Mes yeux se noient dans les siens, et je recherche désespérément une bouée à laquelle me raccrocher. 

    Caressant ma joue du bout de ses doigts émaciés, elle chuchotte une berçeuse. Sa voix n'est plus qu'un murmure. Presque inexistant.

    Le médecin avait dit qu'elle mettrait quarante-cinq minutes à mourir. Elle le lui avait demandé. Quarante-cinq minutes. Combien de temps restait-il ? Combien de temps, combien de temps de répit, avant... 

     

    Elle va mourir, et tu ne peux rien faire.

     

    J'ai peur, je souffre, je souffle d'une voix rauque, inaudible. J'ai peur.

    Elle pelotonne sa tête au creux de mon épaule, là où elle se réfugiait toujours depuis notre rencontre. Il ne faut pas avoir peur, dit-elle. Je t'en prie, n'ais pas peur. Tout va bien. 

    Mais si demain, si demain on trouvait un traitement, dis-je.

    L'espoir est presque aussi dangereux que le cancer, murmure-t-elle en fermant les yeux. L'espoir nous donne la force de vivre une heure, une journée de plus, et nous oblige à souffrir d'avantage. C'est fini. Il n'y a plus d'espoir. 

    J'ai la gorge trop serrée pour répondre. Je pleure en silence.

    Lentement, les minutes s'égrennent, je ne peux m'empêcher de fixer l'aiguille au cadran de l'horloge. Lentement, son souffle s'appaise, ses muscles se détendent, jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'une plume blottie contre moi. 

    Longtemps, je reste étendu là. Les larmes dévallent le long de mes joues, et je ne tente plus de les retenir. Mes bras serrent le corps de la femme que j'ai aimé contre moi, mes mains se crispent sur ses épaules. A travers sa chemise de nuit, je sens sa peau, glacée. 

    Je pose une dernière fois ma joue contre la sienne.

    Aujourd'hui, je suis veuf. Aujourd'hui, je suis un gouffre.

    Aujourd'hui, je suis mort avec elle.

     

     


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  • Ecrit dans le cadre d'un défi. Le but était d'écrire un récit de 25 à 30 lignes, et de faire en sorte que le narrateur ne soit personne (imaginez un reportage). il fallait également commencer par 'A la terrasse du café..." .

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    L'Appel

    A la terrasse du café, c'était la mort. 
    Des formes vagues apparaissaient à travers l'écran de fumée gris qui régnait dans toute la ville. Les bâtiments alentours avaient déversé, en s'écroulant, leurs murs de bétons et leurs poutres d'acier, qui encombraient à présent la chaussée. Celle-ci était fendue par une large fissure partant en zig-zag parmi les décombres. Les gravats s'amoncelaient dans tous les coins, et l'on pouvait apercevoir ça et là des preuves de la vie qui régnait encore quelques heures auparavant. Des câbles grésillant jetaient de brèves étincelles bleues qui se réfléchissaient dans l'épais brouillard environnant, des meubles écroulés se mélangeaient avec des monceaux de plâtre salis par la pluie et la poussière, des mains se tendaient avec désespoir vers le ciel dans un dernier cri d'agonie.
    Partout, une tristesse infinie régnait sur les lieux ravagés par la disparition d'un peuple entier. 
    A travers l'écran de fumée et de poussière, des silhouettes avançaient en file indienne en courbant la nuque. Les ombres traversaient avec lenteur la cité morte, s'arrêtant auprès des cadavres, fermant leurs paupières pour éviter à leurs âmes tourmentées d'errer sans fin.
    Ce monde n'était plus que douleur.
    Les ombres continuaient leur marche funèbre, arrivèrent sur ce qui avait jadis été la place centrale de la cité. Elles se dispersèrent en cercle, et l'une d'entre-elle s'avança au centre de ce cercle.
    Elle tenait contre son sein le corps sans vie d'un enfant.
    La silhouette sombre déposa avec douceur le petit être et recula de quelques pas. Des larmes roulaient sur ses joues noires, tombèrent au sol en laissant trois petits ronds sombres sur les pavés fendus.
    Alors, les ombres entamèrent un chant. Un chant criant, hurlant leur désespoir, leur solitude, leur tristesse infinie. Un chant criant, hurlant leur colère. 
    Ce cri d'agonie s'éleva dans les airs, tourbillonna, perça les épais nuages de pluie qui s'amoncelaient au-dessus de la défunte cité.
    L'ombre qui avait porté le corps de l'enfant rejoignit ses soeurs,et sa voix emplie de désespoir monta, monta, tandis que les autres silhouettes se taisaient. La voix solitaire lança un dernier cri de douleur avant de s'éteindre, tel un appel.
    Un vent glacial soufflait sur la cité morte.


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